A la fin du XVIIIe siècle, dans une Ecosse brumeuse, naît l’amour obsessionnel et brutal d’un jeune garçon pour son amie aux yeux verts. Un amour qui s’étend et s’intensifie de leur enfance à l’âge adulte, durant lequel ils se retrouvent et se marient: c’est cette envie de ne faire qu’un avec l’être aimé et la souffrance de ne jamais pouvoir être assez proche de lui que raconte Antoinette Peské dans La Boîte en os.
Entre roman gothique et romantique, cette autrice méconnue du début du XXe siècle nous plonge dans l’atmosphère mystérieuse des Highlands. Quelques phrases lui suffisent pour retranscrire l’émotion intérieure de son personnage ou la beauté surnaturelle du paysage écossais.
Son roman est court et avance rapidement en enchaînant les mystères. Si ce rythme peut réjouir certain·es, il en perd d’autres. En effet, dans cette intrigue très dense et complexe, mêlant folie et secrets, sans compter la narration et les personnages imprégnés de religion, certaines phrases peuvent être incomprises et l’histoire laisse des mystères en suspens.
La Boîte en os est de ces récits qui nécessitent plusieurs lectures. Toute la beauté du roman réside d’ailleurs ici; l’étrange doit se montrer flou et le lecteur doit être confus. C’est en relisant certains passages et en s’imprégnant de la mentalité des personnages que ces phrases prendront tout leur sens et que les mystères pourront – peut-être – se lever. Attention: le roman peut parfois être choquant. La folie est sans demi-mesure.
Cette chronique a été écrite par un·e étudiant·e en Lettres de l’université de Genève, dans le cadre de l’atelier d’écriture animé par Pierre Bellon.