Je vous écris parce que je pense que nous devons changer notre manière de penser la politique du handicap.
Aujourd’hui, des personnes en situation de handicap attendent une place dans une fondation ou une institution. Pendant ce temps, certaines restent chez leurs parents qui doivent parfois s’occuper d’elles au quotidien.
Est-ce que nous pouvons vraiment nous satisfaire de cette situation? En ce qui me concerne la réponse est non. Nous devons réfléchir à d’autres solutions. Dans certains cantons, il existe déjà des possibilités permettant à des personnes en situation de handicap de vivre chez elles avec un accompagnement et des aides adaptées.
Je pense que cette possibilité mérite d’être davantage développée. Lorsqu’une personne peut vivre chez elle avec le soutien dont elle a besoin, cela peut aussi être positif pour la société: elle peut faire davantage de choix, participer à la vie de son quartier et construire son propre projet de vie.
Il ne faut donc pas penser uniquement en termes de places disponibles dans les fondations. Il faut aussi penser à la possibilité de vivre chez soi.
Chaque personne est différente. Certaines auront besoin d’une institution, tandis que d’autres pourront vivre dans leur propre logement avec un accompagnement adapté. C’est pour cette raison que nous avons besoin de plusieurs solutions.
Nous ne voulons pas seulement une place quelque part. Nous voulons aussi pouvoir choisir notre lieu de vie et construire notre propre existence.
La politique du handicap doit être menée à bien avec les personnes concernées, et pas seulement pour elles.
Rien sur nous sans nous.
Samuel Cosendai,
Genève