Avant d’aller voter, il faudrait savoir ce qui se cache derrière cette remarquable posture. A l’époque du traité de Vienne gageons que pour les puissances européennes la Suisse pouvait constituer un tampon sécurisant entre d’éventuelles puissances belligérantes. Plus récemment elle a servi de refuge financier pour les fascismes environnants. Plus reluisant elle a pu donner l’hospitalité mondialement reconnue à plusieurs organisations qui s’occupent de différents sujets humanitaires, en particulier des fameux droits de l’homme.
A y regarder de près, les tenants de l’initiative semblent plutôt intéressés à pouvoir faire leur business avec tout un chacun et sans entraves, sans devoir appliquer des sanctions financières. Il y a toujours eu pendant les guerres des «petits malins» sans scrupules qui ont réussi à s’enrichir outrageusement.
Modifions donc l’inscription de la neutralité dans la Constitution avec un avenant ainsi libellé: «La Confédération suisse, honorée et responsable de sa neutralité, ne fabrique plus d’armes, par conséquent ne vend plus d’armes ni de pièces d’armement et n’achète plus d’armes à qui que ce soit.»
Seule une neutralité désarmée peut être crédible aujourd’hui.