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Le Courrier L'essentiel, autrement

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Le mieux est l’ennemi du bien!

Philippe Berthet s’interroge sur le bien-fondé des importants travaux prévus à la gare Cornavin.
Mobilité

Qu’une génération durant – plus de vingt-cinq ans – les populations vivant ou travaillant à Genève doivent subir le chantier gigantesque d’agrandissement souterrain de la gare Cornavin afin de satisfaire la folie des grandeurs des CFF et que personne ne lève le petit doigt est sidérant!

Plusieurs milliards vont être dépensés inutilement. La pollution et les désagréments auront des conséquences désastreuses.

Tout un quartier de l’hypercentre va être chamboulé et partiellement détruit. Et pourquoi, en définitive? Pour permettre chaque heure à trois trains supplémentaires de s’arrêter en gare! Pour plusieurs milliards déjà, cinq gares ont été construites sur la ligne du Léman express. Ne suffisent-elles pas?

Pourquoi la boucle envisagée par les CFF dans les années quatre-vingt du siècle passé n’a-t-elle pas encore été réalisée ? Cette boucle devait relier l’aéroport à Bellevue et ainsi éviter que les trains aient à faire un aller-retour entre Genève et l’aéroport, dégageant ainsi suffisamment de créneaux pour qu’un plus grand nombre de trains puissent s’arrêter en gare.

Non, décidément, il y a quelque chose qui dysfonctionne. Nous devons nous réveiller et poser les questions qui s’imposent avant de laisser ce chantier gigantesque envahir le quartier de Cornavin dans quelques années. Un référendum?

Philippe Berthet, Genève