Le Tribunal administratif fédéral a donc rejeté le projet de route de contournement de Perly, qui paraissait indispensable selon les plans du canton pour que le tram 15 circule jusqu’à Saint-Julien. C’est heureux. Il est temps d’abandonner l’idée d’une nouvelle infrastructure coûteuse traversant les espaces naturels et de concentrer l’ensemble des déplacements sur l’axe existant. C’est la meilleure manière de préserver un centre de Perly vivant, attractif et accessible, où commerces, restaurants et services continueront à jouer pleinement leur rôle.
Lors d’une récente étude d’image directrice intercommunale, l’un des bureaux d’urbanisme mandaté a fait apparaître que les espaces sont suffisants à l’intérieur du village de Perly pour accueillir les différents types de transports. Le tram doit évidemment y être prioritaire, mais il est possible de réaliser des voies de circulation à trafic modéré, limité à 30 km/h.
Quant au contournement de Perly, il existe déjà. C’est l’autoroute A1. L’espace est disponible pour agrandir sérieusement les plateformes douanières suisse et française alors que l’élargissement de l’autoroute à six pistes est prévu
par la Confédération. Cette solution permettrait de soulager les villages de toute la région par où s’écoule, sans raison, un trafic pendulaire excessif.
La décision du Tribunal administratif fédéral ne doit pas être considérée comme un obstacle, mais comme l’occasion de repenser durablement l’aménagement de Perly.
Charles Steiger,
Landecy (GE)