Pour de nombreux petits commerces genevois, la période de Noël est essentielle. Deux dimanches d’ouverture supplémentaires sont loin d’être anodins. On présente parfois cette mesure comme un avantage pour les seules grandes enseignes. C’est faux. Quand les rues sont animées et que les familles prennent le temps de flâner et de faire leurs cadeaux, ce sont aussi les petites boutiques qui en profitent.
En tant que commerçants indépendants, nous avons déjà la possibilité d’ouvrir le dimanche sans faire appel à du personnel. Mais ouvrir une boutique dans une ville désertée n’a aucun sens. Nous n’ouvrons pas pour occuper notre temps: nous ouvrons lorsqu’il existe une véritable dynamique et des conditions favorables. C’est précisément cette animation collective qui bénéficie à l’ensemble du tissu économique local, des plus grands aux plus petits. À l’heure où nos commerces affrontent de nombreux défis, deux dimanches d’ouverture en décembre ne sont pas un privilège, mais un soutien concret.
Bien sûr, cela doit se faire correctement: sur une base volontaire pour le personnel, avec un salaire doublé ou une compensation équivalente. C’est précisément ce que prévoit le projet.
Le 14 juin, voter oui, c’est soutenir les commerces genevois et permettre aux petites boutiques de profiter de la période la plus importante.
Christine Sauvain,
L’Epée à deux nains,
Genève