Dans notre pays, des champs bientôt prêts pour la moisson ont brûlé, du fait de la sécheresse et de la chaleur. Cela nous inquiète et nous peine.
En Cisjordanie occupée, des champs prêts pour la moisson brûlent, parce que des personnes hostiles à leurs propriétaires y ont mis le feu. Des colons attaquent les agriculteur·trices palestinien·nes qui cherchent à moissonner. Ces personnes ne peuvent pas accéder à leurs propres champs, leurs vignes, leurs oliveraies pour y faire leur travail normal de paysans. Des colons les en empêchent par la force. Certain·es agriculteur·trices ou leurs proches sont blessé·es, tué·es.
Cela me révolte. Comme tant d’autres de mes concitoyen·nes suisses, comme tant d’autres personnes en Suisse et de par le monde. Je n’en peux plus de ces nouvelles accablantes, qui s’ajoutent à des pages et des pages de nouvelles catastrophiques quant aux droits humains, provenant de toute la région d’Israël, de Gaza, de Cisjordanie, relayées par nos médias… Je n’en peux plus de honte, d’impuissance, de colère devant ces crimes qui privent des gens de leurs moyens d’existence: des vivres et biens que l’agriculture produit.
Jusqu’à quand devons-nous encore attendre une réaction politique et diplomatique de la Suisse pour enjoindre l’Etat d’Israël à cesser de soutenir et d’encourager les actions honteuses des colons en Cisjordanie occupée?
Je ne tente pas d’énumérer tous les crimes commis, car les ONG et les œuvres d’entraide, avec leur connaissance du terrain, en dressent régulièrement la liste, qu’ils soient commis en Israël, en Palestine, à Gaza, en Cisjordanie occupée… Tous les crimes et toutes les atteintes aux droits humains doivent être sanctionnés, et empêchés, quels qu’en soient les auteurs. Aucune volonté de justice ne justifie de tels actes.
Combien de champs brûleront encore avant que la Suisse ne s’exprime?
Des populations civiles n’en peuvent plus d’attendre.
Hélène Küng,
Cossonay (VD)