Cinéma

A la mémoire de nos mères

Avec Nuestras madres, le cinéaste guatémaltèque César Díaz signe une fiction à base documentaire qui se déploie entre récit intime, devoir de justice et tragédie tant familiale que communautaire.
A la mémoire de nos mères 2
Ernesto (Armando Espitia), anthropologue chargé de l’identification des ossements de disparus, en compagnie d’une femme indigène à la recherche de son mari exécuté sous la dictature. TRIGON-FILM
Fiction

 Guatemala, 2018. Le pays vit au rythme du procès des militaires à l’origine de la guerre civile – 200’000 morts et 45’000 disparus, essentiellement des Indiens. Les témoignages des victimes s’enchaînent. Anthropologue au sein d’une ­fondation médico-légale indépendante, Ernesto (l’acteur mexicain Armando Espitia) travaille à l’identification des disparus. Lasse et désabusée, sa mère (la remarquable Emma Dib, renommée au Mexi­que) veut éviter l’évocation de son passé d’activiste à l’extrême gauche. Elle accepte toutefois

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