Lecteurs

Un 2 mai 2020…

Martin Hermann rappelle qu’il va falloir lutter pour que les plus modestes ne paient pas le prix de la crise actuelle.
Pandémie

La lutte des classes ne s’est jamais arrêtée, même si l’on veut nous faire croire que cette expression soit «démodée» et que la propagande capitaliste brouille les fronts en mettant en avant la «classe moyenne» – genre: ni riches ni pauvres… Même l’actuelle pandémie ne l’arrête pas. Comme le mentionne à juste titre Benito Perez dans son éditorial du 1er mai, les premiers à dégainer ont été les petits patrons réactionnaires, l’Union suisse des arts et métiers (USAM), en proposant une substantielle baisse des salaires des employés. C’est tellement plus facile de piétiner vers le bas plutôt que de réclamer vers le haut, aux banques par exemple, avec leurs bénéfices exorbitants et dividendes obscènes.

Précédant l’USAM, quelques directeurs d’hôpitaux avaient déjà eu la «délicatesse» d’affirmer que le personnel hospitalier n’était pas héroïque ni méritait des louanges particulières, mais avait «seulement accompli son devoir».

La crise sanitaire actuelle fera peut-être bien que «plus rien ne sera comme avant», comme l’affirment à tort et à travers expert-e-s et spécialistes (surtout les auto-convoqué-e-s), philosophes et autres auteur-e-s. Reste à savoir dans quelle direction ira le mouvement. Le rapport de force ne changera pas par gentillesse ou empathie, mais par la lutte. La lutte de la majorité, celle qui dispose de sa force de travail et qui est celle qui crée la richesse, contre une minorité qui s’est appropriée les instruments de travail et qui joue au casino la richesse créée. Il n’est écrit nulle part que ce sera aux pauvres de payer la crise actuelle, mais ils le devront s’ils ne s’y opposent pas. Les rapports de force ne changeront pas par miracle au sortir (sortir?) de la crise sanitaire, mais seulement par la lutte en faveur d’objectifs clairs en faveur d’une meilleure condition humaine pour la majorité. Commençons par les définir, confiné-e-s ou pas

Martin Hermann,
Châtelaine (GE)

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