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Une bataille titanesque

Sophie Desbiolles rappelle que le combat contre le réchauffement climatique et celui pour la préservation de la biodiversité vont de pair.
Environnement

Genève a accueilli la CITES durant plusieurs jours au mois d’août pour discuter de quelle protection accorder aux animaux et aux plantes. La CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, comporte un mot qui dérange. Commerce. Il faut donc en passer par le commerce pour prendre en compte la préservation des espèces animales et végétales.

Alors qu’en mai, l’ONU avertissait qu’un million d’espèces étaient menacées d’extinction, la biodiversité demeure le parent pauvre des combats environnementaux, cachée dans l’ombre de son cousin, le réchauffement climatique.

Si l’abeille venait à disparaître, l’équilibre des écosystèmes serait mis en danger et notre agriculture menacée tant son rôle dans la reproduction des espèces végétales est important. Si le plancton – base de la chaîne alimentaire, stock de CO2 colossal – disparaît, le reste de l’océan disparaît avec lui et nous aussi. Il n’est pas moins important de se soucier des grandes espèces emblématiques telles que l’éléphant ou l’ours polaire que des espèces qui sont à la base du fonctionnement des écosystèmes. Petites en taille mais grandes en importance…

Il n’y a pas un combat contre le réchauffement climatique et un combat pour la préservation de la biodiversité. Il y a une seule et unique bataille titanesque à mener contre un système qui ne porte plus les fruits espérés mais qui détruit les conditions même de notre existence sur Terre. Le commerce et la quête de profit ne peut pas rester l’étalon de valeur et de norme. Il ne s’agit pas d’un caprice d’une frange de la population mais d’une exigence pour l’humanité.

Sophie Desbiolles,
Co-présidente des Jeunes Vert-e-s Genève

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