Solidarité

Les petites mains de l’entrepôt des âmes

Avec la fermeture de la route des Balkans, migrants et réfugiés se retrouvent bloqués en terre hellène. Un réseau s’est organisé pour les soutenir face à l’inertie du système d’asile. Reportage entre Athènes et Idomeni.  
Une simple bulle de savon pour s’évader malgré la frontière fermée: les réfugiés occupant la gare d’Idomeni gardent l’espoir de passer en Macédoine puis de rejoindre l’Allemagne. Leurs luttes reçoivent le soutien des réseaux militants grecs issus des squats. Emmanuel Haddad
Grèce

Une aube brumeuse se lève sur Idomeni, laissant flotter encore un peu le froid humide de la nuit sur les milliers de tentes où dorment des réfugiés syriens, afghans et irakiens, bloqués à la lisière de cette ville frontalière entre la Grèce et la Macédoine. Lentement, la mécanique routinière de ce bidonville planté autour de la gare ferroviaire désaffectée s’enclenche. Les premiers volontaires débarquent avec des caisses de bananes, les

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