Livrer des repas ne paie pas
Le service de livraison de repas à domicile Smood est au bord du gouffre, menaçant plus de 400 emplois.
Le service de livraison de repas à domicile Smood est au bord du gouffre, menaçant plus de 400 emplois.
La société de livraison de repas, propriété de Migros Genève et qui emploie 400 livreur·ses en Suisse, annonce «des résultats en deçà des objectifs fixés».
Le réaménagement de la rue de Carouge, pensé pour la mobilité douce, conservera finalement l’accès pour les livraisons. Un compromis passé pour éviter des batailles juridiques.
Chaskis, la société sous-traitante de la plateforme de livraison de repas, a perdu devant la plus haute juridiction du pays. Elle devra se conformer à la loi sur la location de services.
Luca Perrig est sociologue à l’université de Genève. Dans le cadre de sa recherche, il a travaillé pour plusieurs plateformes de livraisons de repas.
Pour la justice genevoise, la société de livraison de repas est un employeur qui doit verser des salaires et des charges sociales. Uber Eats va recourir au Tribunal fédéral contre cette décision.
Le syndicat Unia dénonce les conditions de travail des livreurs. Il réclame une prime de risque et une amélioration de la qualité du contrôle des entreprises.