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Défendre la liberté d’expression

Un groupe de 145 signataires transmet une tribune intitulée «Face au déni humanitaire, la critique politique n’est pas un crime» en solidarité avec les Jeunes POP de La Chaux-de-Fonds.
Plainte

A La Chaux-de-Fonds, l’affichage politique fait partie intégrante de l’histoire de notre démocratie de combat. En placardant des affiches pour dénoncer les propos de la députée vert’libérale Brigitte Leiten-berg, les Jeunes POP n’ont fait qu’exercer leur devoir de vigilance face à des déclarations d’une gravité sans précédent pour une représentante du peuple. Aujourd’hui, face à la plainte pénale brandie par l’élue, nous affirmons notre solidarité totale avec ces jeunes militants.

Rappelons les faits. Dans un article du Blick daté du 7 octobre dernier, Madame Leitenberg a osé déclarer: «Le massacre des Palestiniens, c’est très relatif», tout en affirmant qu’elle ne dirait «jamais un seul mot contre l’armée israélienne».

Ces propos ne sont pas de simples avis divergents; ils constituent une offense intolérable au droit international et à la mémoire des victimes. Faut-il rappeler à une représentante de la République que la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU a conclu, dès septembre 2025, qu’Israël commettait un génocide à Gaza? Faut-il lui rappeler que les rapports onusiens de juin 2026 documentent l’extermination planifiée de civils et l’utilisation de la famine? En qualifiant ces crimes de «relatifs», Madame Leitenberg s’enfonce dans un révisionnisme politique indigne de sa fonction.

Lorsque le débat d’idées est ainsi bafoué par le déni des faits, qualifier cette posture de «négationniste» relève de la stricte vérité politique. L’action des Jeunes POP ne visait en aucun cas la confession de l’élue, mais bel et bien ses responsabilités politiques.

D’ailleurs, la condamnation de ses propos transcende les clivages, puisque les Vert’libéraux neuchâtelois eux-mêmes ont dû se distancier fermement de leur députée.

Nous refusons que la justice pénale soit instrumentalisée pour faire taire la jeunesse qui se lève contre l’inacceptable. Brigitte Leitenberg doit assumer la portée de ses déclarations.

Les Jeunes POP ont eu le courage de mettre des mots sur l’horreur. Ils ont tout notre soutien.

Pour les signataires,

Virginie Mouche, présidente de la section POP de La Chaux-de-Fonds