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Haro sur les petits gestes quotidiens

Denise Adler réagit à un entretien avec un chercheur qui relativisait l’impact des «petits gestes» écolo.
Climat

Dès le matin, le bruit d’une machine à moteur thermique rivalise avec le vacarme des avions qui décollent. Les travaux publics et l’entretien des haies cesseront en milieu de journée. Le vacarme des avions persistera jusque tard dans la nuit, au mépris des standards internationaux: dix heures de tranquillité nocturne (OMS).
Cela ne m’a pas empêchée et de préparer mon café sans aucun chauffage ni de jeter dans un sac pour la déchetterie des couvercles en alu (mh! les glaces).

Par contre, je ne peux pas décider de ne pas prendre l’avion, que je n’ai pas utilisé depuis des décennies. Entre les trous d’air et les retards, ce n’était pas une partie de plaisir. Cela ne me prive pas, je préfère prendre le train, le bateau ou marcher. J’aime lorsque je voyage voir le paysage se transformer progressivement.

Je ne peux pas non plus décider de supprimer la moitié des décollages, malgré les efforts d’une ONG qui lutte depuis des décennies contre les nuisances du trafic aérien.

Alors qu’est-ce qu’on attend pour limiter les vols, en commençant par les plus inutiles et les plus nuisibles?

Denise Adler