En Ukraine, après plus de quatre ans de guerre, aucun signe d’inflexion n’apparaît dans l’acharnement meurtrier de la Russie dans les territoires ukrainiens et la folie guerrière de Vladimir Poutine. Ici, on ne cesse à raison de condamner ce régime autoritaire et meurtrier qui poursuit sa dérive mortifère… alors qu’un scénario similaire se joue au Proche-Orient, où les systèmes d’armements produits par les Etats-Unis d’Amérique, dans les mains de l’armée israélienne, ont permis le massacre des populations civiles, la destruction des infrastructures vitales et des écocides, à Gaza, au Liban, dans les villes iraniennes.
Avec la complicité déjà de l’ancien président étasuniens Joe Biden, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a engagé une guerre d’extermination à Gaza, au-delà d’une défense légitime face aux crimes du Hamas. Et sous l’actuel gouvernement de Donald Trump, derrière le faux-semblant d’une trêve à Gaza, c’est aussi l’extension aux territoires voisins de projets meurtriers et criminels du gouvernement extrémiste d’Israël, qui sont nourris entre autre par l’industrie de l’armement étasunien.
Si la Cour pénale internationale a inculpé pour crimes de guerre et contre l’humanité Vladimir Poutine comme Benjamin Netanyahu, le soutien inconditionnel des Etats-Unis à ce dernier rend les présidents américains également complices de ces crimes. Dès lors, alors qu’il paraît évident à nos autorités politiques de renoncer à tout commerce, tout financement des systèmes d’armements russes au regard des destructions et massacres commis en Ukraine, comment ne pas affirmer la seule position politique recevable en prenant les mêmes dispositions pour tout financement des systèmes d’armements étasuniens et israéliens?
Nous attendons aujourd’hui que le gouvernement et le parlement suisse s’appuient sur la seule voie possible, le recours aux droits fondamentaux et leurs défenses solidaires avec les populations meurtries, comme réponse aux dérives guerrières qui s’étendent. Tout financement des systèmes d’armements des puissances prédatrices, et la dépendance qu’il instaure, nous rendent aussi responsables dans l’accomplissement de ces crimes déshumanisés. Il est d’urgences vitales à ne pas taire les droits humains.
Romain Oguey,
Carouge (GE)