Un contrôle démographique peut seul juguler les atteintes planétaires à l’environnement. Surpopulation, surconsommation, surproduction sont corrélées et responsables des ravages de la pollution. L’afflux migratoire accroît notre population, c’est donc sur lui qu’on doit agir. Aucune xénophobie ici, tout au plus de l’agoraphobie.
Par contre, l’opposition, elle, est bien xénophile. Elle attend des étrangers qu’ils fassent les sales boulots, payent nos rentes vieillesse et financent la santé. Vaines espérances, tant les indicateurs de la Confédération montrent des bilans de santé et des niveaux de formation des migrants inférieurs aux nôtres, des taux de chômage et de pauvreté élevés pesant sur les caisses-maladies, de chômage et d’aides sociales. Ces arrivées massives ne peuvent résoudre nos problèmes d’AVS et de santé, elles évitent qu’ils ne s’aggravent, mais pour sûr, d’ici trente ans, ils seront plus critiques encore.
Les démographes prédisent une stabilisation mondiale de la population. On arriverait d’ici cinquante ans à 12 millions d’habitants en Suisse: Arc lémanique et Plateau recouvert d’une vaste agglomération par extension des villes, au détriment des campagnes, réduisant l’autosuffisance alimentaire de 120 jours hier, à moins de trois mois; la nature impactée, annonçant de mauvais jours pour la faune sauvage, des ressources énergétiques baissant avec la fonte des glaciers…
Est-ce la prospérité promise par nos autorités?
Martial Denzler,
Genève