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Information ou désinformation

Jean-Pierre Wenger est perplexe face aux décisions qui seront prises au sujet du budget militaire de la Suisse.
Armement

Depuis mi-décembre la RTS nous abreuve d’interviews alarmistes de notre ministre des armées. Il faut faire gonfler le soufflé d’angoisse, ouvrir les yeux à la population inconsciente, la menace n’a jamais été aussi grande.

Ce qui devrait faire plus peur c’est le bricolage d’un budget militaire plein d’incertitudes: on ne sait pas encore combien d’avions on pourra acheter avec six milliards, c’est pas clair, on a pas le prix définitif (une transparence touchante de notre Conseiller Pfister!). On attend janvier pour crever le plafond du budget.

Cela dit le ministre a donné une liste assez complètes des menaces potentielles: des armes à distance (missiles?), les cyberattaques, les activités d’influence, la désinformation, les sabotages, le terrorisme et le crime organisé. Mon imagination ajoute à cela quelques essaims de drones ennemis sur nos aéroports, villes ou complexes énergétiques (plusieurs pays d’Europe en ont déjà fait l’expérience).

La question s’impose: à quoi vont servir nos F-35 dans toutes les situations mentionnées ci-dessus? A rien.

Si l’on observe le conflit en cours entre la Russie et l’Europe, l’aviation n’est plus actuellement «à la mode» et elle est particulièrement inefficace contre les drones et les missiles.

Je soupçonne que nous avons déjà été victimes de trafics d’influence et de désinformation.

Cela servira au moins à remplir les poches de notre meilleur ennemi!

Jean-Pierre Wenger,
Ferney Voltaire (F)