Merci à Dominique Ziegler pour sa chronique («Dystopie délirante») du jeudi 23 novembre. Merci aussi à Christophe Koessler pour ses éditos («Blanc-seing aux massacres?» et «Hypocrisie au sommet») qui tous deux usent de mots justes et forts pour qualifier les crimes qui se commettent depuis le 7 octobre à Gaza et en Cisjordanie occupée, ainsi que le suivisme sans courage du gouvernement helvétique. Et merci au Courrier de les avoir publiés, bravant ainsi le terrorisme intellectuel que l’Etat sioniste fait régner depuis quelques années dans les médias et l’officialité occidentaux qui reprennent sans discernement les éléments de langage de sa propagande mensongère. Ira-t-on jusqu’à accuser Le Courrier d’ouvrir ainsi ses colonnes à des propos antisémites?
Le bombardement indiscriminé de Gaza me fait irrésistiblement penser à Guernica, mais un Guernica à la puissance 20 ou 30, puisque les destructions et la mort ne viennent pas seulement des airs mais aussi de la terre et de la mer, avec toute la puissance létale dont est capable une armée moderne suréquipée. Les chefs d’état et de gouvernement qui se précipitent à Jérusalem pour assurer l’escroc-criminel Netanyahu de leur indéfectible soutien, au fallacieux prétexte qu’Israël a «le droit de se défendre» (alors que c’est l’un des seuls pays au monde agressivement colonialiste, bombardant régulièrement certains pays voisins, violant depuis des années le droit international et les résolutions de l’ONU dans l’indifférence générale), c’est un peu comme si, en avril 1937, les responsables français et anglais avaient fait le voyage de Berlin pour féliciter le Führer et son état-major d’avoir, en détruisant Guernica, défendu la civilisation occidentale contre la menace des rouges du gouvernement républicain espagnol.
Le deux poids deux mesures porté à son comble et les principes du droit humanitaire qui marchent sur la tête.
Claude Desimoni, Savigny (VD)