Incendiaire et maternelle
Selon le cinéaste, l’actrice Marina Di Girólamo (Ema) est «le vecteur de cette électricité culturelle pop-punky irradiante que possède le film». TRIGON-FILM
Cinéma

Incendiaire et maternelle

Dans son dernier long métrage Ema y Gastón, Pablo Larraín creuse une choralité sexuée autour d’une danseuse pyromane, démunie et magnétique.
Film

Dans le premier plan du film, son héroïne met doucement le feu aux cieux de Valparaiso. C’est l’aube. A l’image de Chantizo, déesse aztèque des volcans, Ema possède une langue incendiaire sous la forme d’un lance-flammes. Ses auto­dafés de sémaphore et balançoire n’ont rien de nihiliste ou vengeur. Plutôt performatifs et fécondateurs, dans une fable sur le désir d’être mère émancipée et l’amour contaminant les corps sans toucher l’âme, signée

Pour lire la suite de cet article

Vous êtes déjà abonné? Connexion

Abonnez-vous
A partir de 9.50 / mois
je m'abonne
Testez-nous
3.- pour un jour

Connexion