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Des effets néfastes

Mme et M. S. Zurbriggen ­Demolis et Ph. Demolis jugent qu’EasyJet n’assume pas ses responsabilités au niveau du réchauffement climatique.
Climat

La compagnie EasyJet a proposé l’an dernier une centaine de vols quotidiens par jour au départ ou à l’arrivée de l’aéroport de Genève. Lors d’une interview avec un journaliste, son directeur général, Johan Lundgren, ne se satisfait pas de ce score déjà beaucoup trop important. Il a ajouté qu’ «en Suisse, il y a encore du potentiel, en augmentant les fréquences sur les routes existantes et en en ouvrant de nouvelles». Ces paroles sont absolument choquantes. Comment peut-on de nos jours souhaiter planifier une augmentation des gaz à effets de serre? Comment peut-on chercher à accroître les profits économiques de son entreprise tout en minimisant les effets excessivement néfastes occasionnés par les trajets des avions?

Monsieur J. Lundgren oublie de voir qu’il participe lui-même à une hausse considérable du dérèglement et du réchauffement climatique. Au vu de sa forte responsabilité économique, politique, sociétale et indi-viduelle, il est peut-être trop difficile pour lui de s’en rendre compte.

Nos politiciens et économistes de tous bords, qui souhaitent un agrandissement de l’aéroport de Cointrin, partagent cette même responsabilité. Soit ils ne réalisent pas vraiment les enjeux écologiques, soit, cela est encore plus grave, ils en sont conscients, mais profitent du système pour ne pas renoncer à leur grand rêve du grand Genève! Espérons que les citoyens vont de plus en plus oser se mobiliser contre la société qui nous est proposée et que l’on subit au quotidien. Osons dénoncer les rouages, «copinages» et manipulations en tous genres qui visent à accroître les profits économiques au détriment bien sûr de l’éthique.

S. Zurbriggen Demolis, Ph. Demolis, Genève

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