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Visages de la violence

Loin d’avoir disparu, la violence est devenue systémique. L’essai percutant de François Cusset décrypte ses nouvelles logiques à l’œuvre et les formes inédites que prend la contestation. Entretien.
Photo tirée du documentaire Tarnac, quand tout déraille, d’Ivan Butel (2015). Le procès des huits militants d’extrême gauche, soupçonnés d’avoir saboté une ligne TGV et accusés d’«association de malfaiteurs», se déroule actuellement, dix ans après les faits. DR
Essai

Notre monde n’a jamais été aussi peu violent, disent les chiffres et certains essayistes. S’en remettre à des éléments statistiques quantitatifs est insuffisant, rétorque François Cusset. «La violence, c’est l’effet durable d’un coup porté, même si l’on n’en meurt pas.» Et de citer Simone Weil dans la foulée: «Le plus dur est ce qui ne tue pas encore.» Historien des idées et professeur de civilisation américaine à l’université de Nanterre,

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