International

Le Gange en eaux troubles

Eaux usées, résidus industriels, cendres voire corps de défunts… Malgré les plans d’action, la plus sacrée des rivières indiennes reste sale et voit son débit réduit.
Dans la seule ville de Bénarès, 1,3 milliard de litres d’eaux usées domestiques sont déversés chaque jour dans le Gange, ainsi que 260 millions de litres de résidus industriels provenant de tanneries, distilleries, papeteries, manufactures textiles, usines pharmaceutiques… KEYSTONE
Inde

Il est 6 heures du matin, et Bénarès semble ne pas s’être couché. Le long des ghâts, ces volées de marches qui descendent vers le Gange, des centaines de pèlerins, les reins ceints d’un pagne, se baignent dans le fleuve sacré de l’hindouisme. Un homme s’incline, les mains jointes, face au disque rouge du soleil qui surgit à l’horizon à travers l’épaisse couche de pollution. Au pied d’un temple d’où

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