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Sécurité alimentaire

Erard réagit à notre éditorial intitulé «L’industrie alimentaire a (encore) failli».
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L’éditorial paru dans l’édition du 10 août interpelle à plus d’un titre en mettant le doigt sur les dérives du commerce international des denrées alimentaires et de l’industrialisation de l’agriculture. Il est utile de rappeler ici que chaque consommateur peut facilement influencer le contenu de son assiette en portant une attention particulière à la provenance des produits qu’il achète.

En effet, donner sa préférence à des biens alimentaires issus d’une agriculture locale et de structure familiale reste la meilleure garantie d’obtenir des produits de qualité et surtout de ne pas soutenir, indirectement, des modes de production ­inacceptables.

Pour répondre aux besoins de sa population, la Suisse doit importer aujourd’hui près de 50% de son alimentation. En raison de notre croissance démographique et de la disparition des terres agricoles, il est primordial de prendre des mesures pour que ce taux ne diminue pas encore.

Le 24 septembre prochain, le peuple suisse aura l’occasion de se prononcer pour ancrer la notion de «sécurité alimentaire» dans la Constitution. Ce nouvel article constitutionnel est un concept global qui va de la ferme à l’assiette. Pour les consommateurs, cela signifie qu’ils peuvent avoir confiance dans la qualité et la provenance des denrées alimentaires qu’ils achètent et ainsi éviter de subir un risque accru d’être de plus en plus confrontés à de nouveaux scandales alimentaires.

François Erard, AgriGenève, Sézenove (GE)

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