Solidarité

Odeur et tremblements

LIBAN • La crise des poubelles commence à sentir mauvais pour le pouvoir, qui doit faire face à la colère des riverains des décharges et au mouvement beyrouthin «Vous puez!», réprimé ce week-end.
Les déchets se sont vite amoncelés dans les rues de Beyrouth après la fermeture de la décharge de Naameh sans que le moindre plan alternatif ait été mis en place par les autorités. EHD

Jad conduit la vieille voiture cabossée de son père sur les sentiers accidentés de son village de Baawerta, dans les hauteurs de Naameh. Soudain, une odeur pestilentielle s’infiltre par les fenêtres ouvertes du véhicule. Il se gare au pied d’un océan de sable d’où sortent des cheminées éparses qui recrachent du méthane: «C’est la décharge où sont enfouis les déchets de Beyrouth. Voilà dix-sept ans qu’on respire ses gaz toxiques.

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