Les urnes ne referment pas la crise
Les récentes élections provinciales n’ont pas débloqué la crise en Nouvelle-Calédonie, cet archipel français du Pacifique Sud aux velléités d’indépendance. Deux ans après les violentes émeutes de 2024 provoquées par une réforme électorale de Paris, le récent scrutin confirme la fracture immuable du territoire. Entre inégalités sociales profondes et effondrement du marché du nickel, la promesse d’un destin commun, initiée il y a près de quarante ans avec la France, semble aujourd’hui dans l’impasse.