Les Kurdes pris entre deux feux
Pressée par Washington d’engager ses forces, l’opposition kurde se voit entraînée dans une guerre qui pourrait bien se retourner contre elle, notamment en cas de rétropédalage américain.
Pressée par Washington d’engager ses forces, l’opposition kurde se voit entraînée dans une guerre qui pourrait bien se retourner contre elle, notamment en cas de rétropédalage américain.
Vice-président de la Jeunesse socialiste, Julien Berthod a visité le territoire kurde syrien en début de semaine. Il y a rencontré une population marquée par les massacres et l’incertitude, mais déterminée à résister.
Près de 900 personnes ont manifesté samedi à Genève pour le Rojava, avec la crainte de voir disparaître une autonomie acquise de haute lutte par les Kurdes de Syrie.
Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a annoncé dimanche qu’il retirait toutes ses forces de Turquie vers le nord de l’Irak, pressant aussi Ankara de prendre « sans délai » des mesures juridiques pour sauver le processus de paix entamé il y a un an.
Intégrées aux Forces démocratiques syriennes, les combattantes kurdes des Unités de protection de la femme (YPJ) sont censées rejoindre, à terme, le futur appareil sécuritaire syrien. Mais elles ne se font guère d’illusions.
Depuis sa prison, Abdullah Ocalan appelle le PKK à déposer les armes et à se dissoudre.
La recomposition des équilibres en Syrie pousse le gouvernement turc à négocier avec le mouvement kurde de Turquie, tout en soutenant l’offensive des factions armées islamistes contre le nord-est syrien administré par les Kurdes.