La fin d’un rêve d’autonomie
Sous la pression militaire du nouveau régime, un accord impose désormais aux Kurdes, qui s’étaient quasi émancipés de Damas, d’intégrer leurs forces militaires et leurs institutions civiles au sein de l’Etat.
Sous la pression militaire du nouveau régime, un accord impose désormais aux Kurdes, qui s’étaient quasi émancipés de Damas, d’intégrer leurs forces militaires et leurs institutions civiles au sein de l’Etat.
Des Kurdes de Suisse font part de leur colère et de leur espoir face à l’avenir du Rojava en Syrie.
Vice-président de la Jeunesse socialiste, Julien Berthod a visité le territoire kurde syrien en début de semaine. Il y a rencontré une population marquée par les massacres et l’incertitude, mais déterminée à résister.
Intégrées aux Forces démocratiques syriennes, les combattantes kurdes des Unités de protection de la femme (YPJ) sont censées rejoindre, à terme, le futur appareil sécuritaire syrien. Mais elles ne se font guère d’illusions.
Les institutions kurdes seront intégrées au sein de la nouvelle administration syrienne.
Depuis deux mois, le Rojava, territoire autonome kurde du nord-est syrien, est la cible de bombardements orchestrés par la Turquie, en «riposte» à l’attentat du 1er octobre à Ankara revendiqué par le PKK. «Les structures étatiques du Rojava ont été détruites à 80% par les frappes turques», avance Shilan Turgut, qui en a appelé à la communauté internationale à l’occasion du Forum des minorités de l’ONU, la semaine dernière à Genève.