«Accès à l’éducation, à l’emploi et à la liberté pour tous et toutes.» «Non aux talibans.» «Stop à l’apartheid de genre.» Tels étaient les slogans scandés par les centaines de personnes qui, samedi, ont répondu à l’appel de l’Afghanistan’s Women Rights Association, une ONG basée à Genève. Sur une place des Nations écrasée de chaleur, au pied de la chaise cassée, c’est une communauté afghane déterminée qui a marqué les cinq ans de la reprise du pouvoir par les talibans en Afghanistan.
«Ce régime est fondé sur une misogynie d’Etat, qui planifie et met en œuvre un véritable apartheid de genre», a dénoncé la maire de Genève, Christina Kitsos, venue en soutien. «La solidarité doit se traduire par des moyens», a-t-elle plaidé, alors que les financements destinés aux organisations féminines actives dans les crises humanitaires s’effondrent. Diverses personnalités afghanes ont pris la parole, avant l’intervention live d’Aryana Sayeed, star de la chanson et de la télévision exilée aux Etats-Unis.