La loi sur les jobs d’été sur laquelle les Genevois vont se prononcer le 8 mars pose une question simple: mieux vaut des jobs d’été déclarés et encadrés ou pas de jobs d’été? Avec le salaire minimum en vigueur à Genève et le supplément vacances, le salaire mensuel pour un plein temps se monte à environ 4500 francs.
A ce prix, les étudiants entrent en concurrence avec du personnel qualifié. Rappelons que les jobs de vacances ne durent que quelques semaines et qu’ils sont destinés à des personnes sans expérience. Même très compétents, ces étudiants ne pourront pas régater vis-à-vis d’un professionnel qui pratique son métier depuis plusieurs années.
La loi sur laquelle nous voterons en mars propose un revenu minimum de près de 20 francs de l’heure vacances comprises, soit 75% du salaire minimum, exclusivement pour les étudiants et jeunes scolarisés, et ceci durant les vacances. Cela permet de préserver ces emplois tout en assurant aux étudiants un revenu temporaire qui sera en plus déclaré.
Pierre Nicollier,
député PLR, Genève