Skip to content

Le Courrier L'essentiel, autrement

Je m'abonne

Le fascisme US a son idiot utile

Julien Vascotto appelle à ne pas se laisser anesthésier par une normalité fasciste.
Société

Donald Trump a trouvé un rôle à sa mesure, dans ce second mandat comme président des Etats-Unis, et s’il mérite une distinction, c’est bien celle d’un comédien, tant il excelle dans sa feuille de route: disruptif, éructant, criminel et récidiviste, décomplexé et obscène, il incarne à la perfection le personnage qui nous conduit, dans l’angoisse de la sidération permanente, au précipice de la démocratie.

La question n’est donc pas de savoir sa prochaine outrance, mais plutôt de savoir qui écrit son texte, qui gère les lumières et le son et qui dirige la chorégraphie. Car derrière lui sont organisées les forces idéologiques les plus violentes, les outils technologiques les moins scrupuleux et les ressources financières les plus avides: celle du fascisme.

Ces forces, loin d’être uniquement étasuniennes, usent tout autour de la planète des mêmes gimmicks éculés et pourtant efficaces – la peur, le mensonge, la manipulation et la violence – pour arriver à leurs fins: une société contrôlée et inégalitaire, capable de brutalité pour le respect de l’ordre imposé.

La résistance passe donc par l’identification des organisations à la manœuvre derrière Trump, afin de les contrer là où elles opèrent, et par le questionnement individuel des gestes du quotidien, comme une conscience citoyenne retrouvée: que fait ma banque de l’argent que j’y dépose, d’où vient l’information que je reçois, comment et qu’est-ce que je consomme et produis?

Ne laissons pas une normalité fasciste nous anesthésier, apprenons à reconnaître derrière l’épouvantable idiot utile de la Maison-Blanche les intérêts parfaitement rationnels et planifiés des minorités prônant la révolution conservatrice qui cherchent leur avantage dans une société bâillonnée.

Julien Vascotto,
Genève