Votre article du 8 décembre sur la Syrie une année après la chute des Assad identifie très justement plusieurs problèmes de la transition post-Assad. Mais les interprétations divergent sur le poids de l’héritage salafiste dans les actions du gouvernement provisoire. En septembre-octobre, il a œuvré pour renvoyer chez eux des combattants étrangers se trouvant à Idlib. Des drapeaux islamistes étaient apparus en décembre 2024, mais ils ont vite disparu.
Quel poids donner aux mêmes drapeaux en décembre 2025?
On sait qu’il y a des tensions à l’intérieur du gouvernement entre les intégristes et les personnes plus modérées. Al-Sharaa se rend bien compte que pour reconstruire le pays il a besoin d’un appui aussi large que possible également parmi les gens de gauche par exemple.
Le grand absent de l’article est Israël. Après avoir détruit des installations militaires syriennes immédiatement après la chute d’Assad, il continue de bombarder les alentours de Damas. Et il avance à petits pas depuis le Golan occupé pour annexer encore plus de territoire, attaquant des villes et des villages en détruisant des maisons. Comme les habitants de cette région le disent, ils ont échangé la peur d’Assad par une occupation militaire. L’appétit d’expansion d’Israël semble sans limites.
Hilary Kilpatrick,
Lausanne