On nous écrit

«Fighting for peace is like…»

Yann Lenggenhager défend un désarmement inconditionnel de tous les pays.
Guerre

«…fucking for virginity», c’est ce qu’un soldat étatsunien a fait graver sur son briquet durant la guerre du Vietnam.
La guerre n’amène jamais une paix durable. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les grandes puissances n’ont pas eu la sagesse de le reconnaître, abasourdies qu’elles étaient par leurs combats contre le fascisme et voulant se garder le droit d’y recourir si le besoin resurgissait. Néanmoins, elles ont créé l’ONU et lui ont aussi accordé de recourir à la force pour assurer la paix: le droit international devait préciser les conditions requises pour toute action militaire.

Aussi longtemps qu’il y aura des gouvernements prêts à utiliser leur armée en violation du droit international, l’existence d’une force militaire à même de les contrer reste nécessaire. Mais la subsistance d’armées nationales est bien l’obstacle à la paix. C’est donc un désarmement inconditionnel de tous les pays qu’il faut viser. Si cela n’a pas été reconnu au siècle passé, les événements des dernières décennies, jusqu’aux guerres actuelles en Ukraine et en Palestine, l’attestent plus que jamais.

Afin d’y parvenir, la production d’armes doit être strictement contrôlée par l’ONU. Les seuls production et développement qui doivent encore être tolérés sont ceux nécessaires à l’approvisionnement des casques bleus. Si, dans un premier temps, l’armement de ces derniers doit être conséquent pour assurer leur supériorité face à toute armée nationale, il pourra être diminué au fur et à mesure que le désarmement mondial avancera. L’élimination des armées nationales permettra en effet, à terme, la réduction des effectifs de l’ONU eux-mêmes.
Ainsi non seulement le fléau des guerres militaires sera évité, mais aussi celui des dépenses qu’il nécessite. La communauté internationale pourra enfin consacrer l’argent ainsi économisé à subvenir à des besoins aussi criants que l’accès à l’eau potable et à une nourriture suffisante pour toute l’humanité, de même que la conversion énergétique et la dépollution – autant de nécessités subordonnées à la paix mondiale.

L’humanité, après tous les malheurs qu’elle a subis à travers l’histoire, est digne de ce soulagement, de cet apaisement à la hauteur de ses civilisations. C’est le seul aboutissement intelligent que l’on doit espérer.

Yann Lenggenhager,
Zürich

 

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