Lecteurs

Demain, c’est aujourd’hui

Léon Meynet invite à réfléchir sur la manière d’aborder notre futur.
Pandémie

Alors que nous sommes responsables de la création du virus mutant Cov-19, comme nous l’avons été précédemment du H5N1 par l’irresponsable déforestation massive à travers le monde, nous l’avons activé alors qu’il se sentait en danger pour sa survie sur la carapace/le corps d’un animal/volatile. Dès lors, il s’est attaché à trouver une solution à sa survie en se greffant sur un autre organisme vivant: nous, humains avec les conséquences que l’on sait.

Quand aurons-nous la sagesse de voir rétroactivement que nous sommes la conséquence – de manière passive ou de manière active – de ces crises pandémiques?

Oui, nous devons globalement changer nos comportements de citoyens/nes, de consommateur/trices, d’investisseurs/ses, d’hommes et femmes politiques, d’habitants/es de la planète Terre.

Cette terre qui nous a gratifié de ses immenses richesses végétales, minérales, animales, dans son fragile équilibre. Cette terre, cette nature qui donne sans compter et qui en retour n’hérite que d’une déforestation massive, d’un usage abusif, corrosif, illimité de son air, de son eau et de son sol à seules fins de spéculation, d’enrichissement personnel ou de dynastie.

Nous avons perdu 70% de nos insectes grâce à ces multiples produits empoisonneurs qui assèchent le sol, tuent les écosystèmes, mais assurent aux propriétaires esclavagistes qui les servent honneur et fortune.

Oui, demain sera autrement (est-ce qu’un quelconque organisme, service public ou privé, a eu la bonne idée de prendre des mesures de l’air et de l’environnement durant cette période confinée de cessation d’activités industrielles, aériennes et de circulation de véhicules limitée?)

Demain/aujourd’hui, nous ne pourrons plus consommer comme hier. Demain/aujourd’hui nous ne pourrons plus voyager comme hier. Demain/aujourd’hui, nous ne pourrons plus utiliser intensivement nos véhicules à moteur. Demain/aujourd’hui nous nous pourrons plus éduquer, former, enseigner comme hier. Demain/aujourd’hui, nous ne pourrons plus compter sur la crois-sance.

Demain/aujourd’hui, se construira sur la décroissance avec tout ce qu’elle entraîne. Nous devons y penser, nous devons nous y préparer, nous devons nous y activer. Faute de quoi nous n’aurons pas à nous plaindre de l’insurrection des organes vivants contre l’espèce humaine!

Léon Meynet,
Chêne-Bougeries (GE)

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