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Pas si mort que ça!

Antoine Burri s’exprime sur une récente critique concernant le bois mort en Suisse.
Forêt

Le Contrôle fédéral des finances a récemment critiqué l’Office fédéral de l’environnement en raison des dépenses allouées à l’établissement d’indicateurs biologiques qui seraient inutiles, comme par exemple le recensement du bois mort en forêt. Quel mauvais exemple! En Suisse, plus de 2700 espèces de champignons, 1700 espèces de coléoptères, sans compter les milliers d’autres insectes et arthropodes vivent dans le bois mort. Ces petites bêtes constituent la nourriture entre autres du pic noir, qui crée des grandes loges dans les arbres qu’utilisent ensuite les chouettes forestières, les martres, les écureuils…. Le bois mort nourrit aussi, en se décomposant, l’humus forestier et joue ainsi un rôle majeur pour la communauté vivante de la forêt.

A l’heure où les printemps deviennent de plus en plus silencieux dans les campagnes, les forestiers sont devenus attentifs à laisser suffisamment de bois mort en forêt et se basent, pour atteindre cet objectif, sur des indicateurs qui ne sont pas si inutiles qu’il n’y paraît à première vue.

Manifestement, le Contrôle fédéral des finances ignore complètement ces faits. Qu’il se permette des critiques infondées sans s’être bien renseigné entache sérieusement sa crédibilité.

*Antoine Burri, biologiste, groupe faune de Pro Natura Vaud

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