Solidarité

Une réforme agraire mi-figue mi-soja

BOLIVIE • D’abord conquérante, la réforme agraire du président Evo Morales a montré de réelles limites. Sur l’Altiplano, qui devrait soutenir sa réélection dimanche, l’avenir de la paysannerie demeure incertain.

Assise sur un siège en plastique, devant sa maison au bord du lac Titicaca, Agueda Mamani, 50 ans, raconte: «J’ai toujours vécu dans la communauté de Queruni. Je suis la dernière et la seule fille d’une famille de cinq enfants. A l’époque, mes frères sont tous partis étudier en ville. Moi, on m’avait destiné à rester auprès de mes parents.» En 1999, le père d’Agueda meurt. La jeune femme de 35 ans

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