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La «2ème superpuissance» vidée de son sens

Internet offre-t-il un espace de liberté où toutes les informations circulent avec une égalité de chances de diffusion? La preuve que non avec l`histoire du noyautage de l`expression «second superpower». Alors que l'on célèbre cette année le centenaire de la naissance de George Orwell on ne peut s'empêcher de penser à la stupéfaction qu'aurait sans doute été la sienne devant l'histoire qui suit. Lui qui avait mieux que quiconque décrit l'influence des mots sur la politique aurait probablement observé avec intérêt l'influence d'Internet dans ce domaine.

Le 17 février une analyse de Patrick Tyler décrivait à la une du New York Times le mouvement de protestation antiguerre comme l'émergence d'une seconde superpuissance («the second superpower»). Tyler écrivait: «Les immenses manifestations antiguerre à travers le monde ce week-end nous rappellent qu'il existe sans doute encore deux superpuissances sur la planète: les Etats-Unis et l'opinion publique.» Cette expression très forte s'est répandue rapidement. Les manifestants antiguerre organisations pacifistes

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