Metteuse en scène et autrice genevoise d’origine allemande, Adeline Rosenstein s’est attelée pendant sept ans à l’écriture de la série documentaire Décris-Ravage, créant un spectacle fleuve et une saga de bande dessinée (critique du tome 4 dans notre édition du 27 mars 2026).
Ce travail, entamé à la suite des bombardements israéliens sur la bande de Gaza
en 2008-2009 (l’opération «Plomb durci»), est dense et intense. Avec Ravage tout court, présenté jeudi et vendredi au Festival de la Cité, avant le Théâtre de Vidy en novembre, c’est une version condensée, actualisée et urgente de sa première pièce qu’Adeline Rosenstein et cinq acteur·ices donnent à voir. En 90 minutes, elles et
ils résument et portent un regard sur les 250 dernières années vécues dans cette région du monde. Avec impatience et précision, sans relâche, entre humour et désespoir, une question essentielle émerge: comment, outre la représentation de sa destruction, résister à l’effacement d’un peuple?