Si la Fête de la musique n’a pas étanché votre soif de concerts et que la canicule ne vous a pas achevé·e, la programmation riche et plurielle du festival «Voilà Enfin!» se charge de challenger les thermomètres. Rassurez-vous, la place de l’Ile possède quelques salutaires platanes et le Rhône coule sur ses deux flancs. En plein air et gratuits, les concerts proposés tout au long du week-end par Bongo Joe marquent les 5 ans de l’implantation du disquaire et label dans sa spacieuse arcade des Halles de l’Ile. Raison supplémentaire pour sonner la fiesta!
Début des réjouissances vendredi, à 19h, avec le trio d’une des signatures les plus en vue du jazz contemporain britannique, Greg Foat, auteur l’an dernier d’un album, Interstellar Fantasy, qui oscille entre groove, ballades langoureuses et échappées cosmiques. On se lève et on danse frénétiquement ensuite sur le «digital vaudou féministe» de Nana Benz du Togo (photo), un ensemble détonant dont la réputation ne cesse de croître. Le rappeur genevois Al-Walid enchaîne et le mix soul-funk-disco-boogie de Mahmood & Truckthomas clôt cette première soirée déjà bien dense.
La suite, entre anti-pop suédoise, synth-wave EBM turque, bossanova pop et cumbia, est détaillée sur le site de Bongo Joe. Mentionnons encore la contribution de l’espace d’art contemporain voisin Halle Nord par des performances artistiques, et les prolongations qui se joueront au Douze, à l’Usine. Voilà, enfin!