Avec Christophe Calpini à la batterie, la déambulation au Pavillon Simone Weil de Thomas Hirschhorn dans des nappes tant sonores que politiques devrait être stratosphérique. Swann, Martina, Karim, Espérance, Gilles et les autres ont travaillé autour de la figure de Simone Weil, cherchant à comprendre ce qui se cache derrière la question de l’attention, l’attention aux autres, l’attention aux plus démuni·es, qu’elle portait elle-même aux ouvrier·ères des usines où elle était partie travailler, notamment. Puis il y a l’admiration que Thomas Hirschhorn porte à cette figure intellectuelle, philosophe, militante française et écrivaine prolifique et engagée.
S’inspirant de penseur et penseuses comme Joëlle Zask, Yves Citton ou Laure Adler, les dix élèves de l’Atelier théâtre du collège André-Chavanne, à Genève, emmenés par leur enseignante Séverine Garat, s’adressent à leur tour au public qui a envie de les entendre et de saisir un casque audio pour partager la performance Simone la martienne avec elles et eux.
Si vous n’êtes pas encore allé·es voir ce qui se trame dans l’instant au Pavillon Simone Weil, c’est le moment de saisir cet intense partage nourri de profondes valeurs humanistes qu’on ne se lasse pas d’entendre.