Le 26 avril, les Nyonnaises et Nyonnais éliront leur syndic. Deux alternatives s’offrent à eux: Olivier Riesen (PLR), arrivé en 4e position à l’élection à la Municipalité, ou la candidature conjointe de Pierre Wahlen (Les Vert·es) et d’Alexandre Démétriadès (PS), arrivés en tête.
Mais que les Nyonnaises et Nyonnais ne s’y trompent pas, derrière les polémiques sur la cosyndicature, l’enjeu reste le choix des moyens pour résoudre leurs principales préoccupations que sont le logement, les transports et les crèches. Quelle candidature respectera la collégialité, notion chère à notre Suisse (4 municipales et municipaux de gauche et 3 de droite à l’exécutif), qui permettra de faire avancer les dossiers impactant le quotidien des administrées et administrés?
L’heure n’est donc pas tant de savoir qui personnifiera le mieux la fonction mais quelle alternative choisir pour un fonctionnement optimal des institutions afin de garantir plus de justice sociale, de solidarité, d’égalité et des services publics forts. Elire Olivier Riesen mettrait la ville dans une situation délicate avec un élu minoritaire à la présidence du Conseil municipal. On assisterait alors soit à un blocage de l’exécutif soit, au mieux, à des compromis entre la droite et la gauche. N’est-ce pas la principale critique faite par la droite à la candidature bicéphale: le compromis entre partis?
La cosyndicature de gauche ne change pas ses valeurs fondamentales, elle les applique différemment, privilégiant la coopération et l’action concrète. L’expérience de deux élus qui collaborent ensemble depuis quinze ans, leur complémentarité générationnelle, leur volonté de considérer égalitairement tous les acteurs de la vie politique et la fusion de deux énergies au service de la population nous donnent l’espoir d’un possible renforcement des institutions et donc de la garantie de leur bon fonctionnement. Ce sera aux Nyonnaises et Nyonnais de choisir le 26 avril.
Nadjette Laguécir ,
pour le groupe Ensemble à gauche- POP, Nyon