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Morne quotidien, selon Catherine Colomb

Le collectif CLAR s’empare du roman Pile ou face de l’écrivaine vaudoise, satire de la bourgeoisie locale.
Le collectif CLAR, formé de Romain Daroles, Arnaud Huguenin, Loïc Le Manac’h, Chloë Lombard, avec Marie-Madeleine Pasquier. MATHILDA OLMI
Théâtre

Elle n’est pas tout à fait de la génération d’Annie Ernaux, mais partage des traits avec l’écrivaine nobélisée. Durant ses études de lettres à l’université de Lausanne, Catherine Colomb (1892-1965) effectue des séjours à l’étranger, en Allemagne, en Angleterre et à Paris, avant de devenir écrivaine tout en gérant sa vie de famille, mariée et mère de deux enfants – on dit qu’elle devait écrire en cachette.

Sa plume livre bien souvent une satire de la petite bourgeoisie lausannoise dont elle est issue. «Parce qu’ils ont été trop peu commentés, les romans de Colomb conservent, plus d’un demi-siècle après leur publication, quelque chose de la nouveauté qu’ils présentaient à leurs premiers lecteurs», selon le chercheur Philippe Geinoz.

Son roman Pile ou face, publié en 1934 et réédité chez Zoé, dépeint le morne quotidien de Charles et Elisabeth, et de leur fille Thérèse. Le collectif CLAR le porte à la scène, à la Maison de quartier de Chailly ce week-end. Avec ­Romain Daroles, Arnaud Huguenin, Loïc Le Manac’h, Chloë Lombard et leur guest star Marie-Madeleine Pasquier. Créée la saison dernière, la pièce sera reprise jeudi 12 mars au Théâtre Benno Besson, à Yverdon.

Sa 7, 19h; di 8 mars, 17h, Maison de quartier de Chailly, Lausanne, www.m-q-c.ch