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Guerre contre l’Iran: le poker des boutefeux

Le locataire de la Maison-Blanche cumule les violations du droit international. Après l’élimination des dirigeants du Hezbollah et du Hamas, et la récente capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, une pluie de missiles s’abat sur l’Iran. Dans quel but?
Les frappes sur Téhéran se multiplient ce lundi 2 mars 2026. Tout le Moyen-Orient s’embrase, avec des conséquences imprévisibles. KEYSTONE
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Les informations tombent depuis samedi, toutes plus sidérantes les unes que les autres. La mort de l’ayatollah Ali Khamenei et de dizaines de hauts dirigeants iraniens, la pluie de missiles qui s’abat sur l’Iran y compris sur des infrastructures civiles – dont une école primaire, faisant une centaine de morts –, mais aussi la riposte iranienne sur Israël et les bases étasuniennes dans le Golfe. C’est tout le Moyen-Orient qui s’embrase, avec des conséquences imprévisibles.

Pourtant, la politique de la canonnière menée par le locataire de la Maison-Blanche et son bras droit israélien semble être une règle admise, à lire les communiqués des chancelleries occidentales plus promptes à saluer la mort du tyran iranien qu’à dénoncer la violation crasse du droit international.

Une de plus, après l’élimination des dirigeants du Hezbollah et du Hamas, ou la récente capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro. Pour quoi faire? Bloquer le programme nucléaire iranien? Un accord était à portée de main, assure un négociateur omanais. Instaurer la démocratie? L’histoire, en particulier dans la région, montre qu’on ne l’impose pas par la force et les destructions. L’instrumentalisation de la révolte populaire des Iranien·nes, déjà lâché·es par le passé, ne saurait masquer les vraies intentions de Donald Trump, son agenda impérialiste et l’impératif de faire diversion alors que sa popularité est au plus bas et que l’affaire Epstein lui colle aux semelles.

Le coup de poker est hasardeux, les aventures militaires aux antipodes n’ayant plus la cote dans son électorat. Le régime iranien, lui, pourrait trouver un remplaçant au Guide et cimenter l’union nationale face à l’agression. Quant à Benjamin Netanyahou, dont le pays se prévaut d’un droit à posséder l’arme nucléaire en-dehors de tout cadre légal, il trouve dans cette énième action militaire l’occasion de s’imposer en homme fort, mettant – théoriquement – hors-jeu l’ennemi juré d’Israël et s’assurant une marge de manœuvre maximale à Gaza et en Cisjordanie occupée, dont le monde ne cesse de détourner le regard.

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