Skip to content

Le Courrier L'essentiel, autrement

Je m'abonne

Financer la culture par la vulnérabilité

Le rôle joué par la Loterie romande dans la culture témoigne du rapport ambivalent qu’entretient l’Etat avec les jeux d’argent. Rarement remis en question, ce financement des politiques publiques via les pertes issues des jeux «revient à instaurer un impôt déguisé sur les plus vulnérables», analyse Aline Bressoud, dans le dernier numéro de la revue Pages de gauche.
Toutes les catégories sociales participent au jeu, mais les ménages les plus modestes y consacrent une part de leur budget deux fois et demie supérieure à celle des foyers aisés. KEYSTONE
Culture

La Loi fédérale sur les jeux d’argent (LJAr) adoptée en 2017 porte en elle une contradiction. D’un côté, elle affirme vouloir «protéger la population contre les dangers inhérents aux jeux d’argent»; de l’autre, elle affirme vouloir garantir des revenus à l’Etat pour financer la culture, le sport et l’AVS. Cette double logique place l’Etat dans […]

* Paru sous le titre «Loterie Romande: financer la culture par la précarité et l’addiction» dans Pages de gauche no 198, hiver 2025-26, dossier: «Cultures: une lutte pour les imaginaires»,
pagesdegauche.ch