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Ce projet est une provocation

Doris-Cécilia Stucki réagit à l’article «Le haut des Eaux-Vives prend forme» du 13 janvier.
Infrastructures

Je n’y comprends rien: on octroye un crédit de 114 millions sans concertation de la population à ma connaissance, alors que la ville est déjà hyper-endettées par la mégalomanie de ses projets. A-t-on vraiment besoin d’un méga centre de sport avec piscine couverte, alors que la plage des Eaux-Vives est encore en chantier? Les sports ne peuvent-ils plus se pratiquer en plein air ce qui serait plus simple et plus sain?

On prévoit 226 places de parking supplémentaires à celles existantes, en pleine urgence climatique et à côté d’une gare (surdimensionnée à mon avis, comme celle de Champel, où les escaliers roulants tournent sans discontinuer pour quelques quidams perdus dans ce palais vide, de verre dépoli et de béton). Ecologique? On enrobe tout cela en annonçant fièrement qu’on plantera 200 arbres, après en avoir abattu combien? Et des arbres en pots qui n’auront que très peu de possibilité de croître, comme ceux aux alentours de ces tristes gares?

Ce Conseil administratif très enclin à dépenser l’argent public (pour ses frais personnels entre autres) pense-t-il vraiment avoir encore le crédit nécessaire auprès de la population pour oser lui présenter un tel projet? Démesuré, coûteux? Et qui paiera la facture? Les générations futures… Après moi le déluge en quelque sorte.

Pour moi, ce projet est une provocation. Et pourtant les temps que nous vivons nous rappellent à la sobriété et à la simplicité, plutôt qu’à cet appétit vorace du toujours plus grand.

Quel élu, quel parti politique le comprendra enfin? Les signes sont pourtant assez clairs. Bientôt les votations pour un nouveau Conseil administratif, ouf! Mais pour qui voter?

Doris-Cécilia Stucki,
Genève

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