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Un non-lieu

Raymond Layaz déplore le projet de transférer des studios de la RTS à l’EPFL.
RTS

D’ici à 2024, la SSR aura effectué le transfert partiel, dans la banlieue lausannoise, de ses activités télévisuelles genevoises, plus précisément les «news», c’est-à-dire la production des actualités. Pascal Crittin, directeur de la deuxième fusion radio et télévision en Suisse romande, dit que «c’est l’un des scénarios envisagés mais qu’aucune décision n’a été prise».

Au siècle dernier, il fut un temps où des bruits couraient à propos du désengagement de la radio à Genève qui diffusait encore l’essentiel des programmes d’Espace 2. Une décision prise par souci d’économie. Déjà. Une décision entérinée par Genève.

Rassurante, la direction d’alors avait parlé d’une «redynamisation» du studio du bout du lac. Quelques mois plus tard, tous les programmes radiophoniques étaient fabriqués et diffusés à partir de la Sallaz.

Aujourd’hui, M. Crittin assure que certaines activités pourraient être transférées de Lausanne à Genève.

Mais comme prévu, il est à parier que toutes les activités radiophoniques lausannoises, l’essentiel des activités télévisuelles genevoises, seront transférées sur le campus de l’EPFL, c’est-à-dire dans un non-lieu à mille lieues de la vraie vie. Heureusement, il y a des compensations: on continuera de filmer la «binette» des journalistes radio pendant leur exercice, et le téléphone sera toujours utilisé lors des entretiens, courts ou longs, au mépris de la qualité du son et donc du respect de l’auditeur.

Alphonse Layaz, Bex (VD)

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