Scène

Nuit d’été refoulée

José Lillo signe la mise en scène fine, belle et simple de ­Mémoire de fille, comme un miroir subtil de l’écriture d’Annie Ernaux. Caroline Gasser fait revivre cette première expérience de la sexualité, au fil d’un monologue qui nous happe.
Nuit d’été refoulée
Caroline Gasser porte ce texte de manière limpide sur le plateau des Amis. ANOUK SCHNEIDER
Théâtre

La comédienne Caroline Gasser tourne d’abord le dos au public, en fond de scène, dans la pénombre. Puis on entend la voix de Dalida chanter «Histoire d’un amour», l’histoire d’un amour «éternel et banal». La chanson est sortie en 1958. Cet été-là, Annie Ernaux allait avoir 18 ans. Elle travaillait comme monitrice dans une colonie de l’Orme. Il a fallu à l’écrivaine française le temps de la maturité pour rouvrir les pans

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