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Un goût amer

Alain Barthes réagit à l’éditorial «Gare au blanchiment Queer» de Roderic Mounir du 28 janvier.
Concours

A l’occasion de l’émission «Destination Eurovision», les téléspectateurs auront eu l’occasion de se rendre compte comment les enfants ou les relations parents-enfants pouvaient être instrumentalisés pour créer un surcroît d’émotion, générateur de votes parmi le public français visé.

Ces stratégies de marketing ont concerné plus de la moitié des candidats, dont le vainqueur Bilal Hassani qui a mis en scène le film de ses jeunes années pour la finale.

Pauvre musique et chansons ainsi instrumentalisées par cette «Destination Eurovision», mais aussi par vos propos concernant les mouvements LGBT et de boycott d’Israël.

Il faut espérer que Bilal Hassani – qui était ravi de se rendre bientôt à Tel Aviv – n’a pas seulement été choisi par le public comme icône LGBT, comme il faut espérer que les votes pour les autres candidats n’étaient pas uniquement liés à leur conformité à des communautés ou idéologies en vogue, ou alors c’est à désespérer d’un genre humain de plus en plus étriqué!

Il faut aussi croire que la surmédiatisation d’Israël provoque toujours des passions disproportionnées, bien au delà de celles provoquées ces dernières années par la tenue de l’Eurovision en Ukraine ou en Azerbaïdjan, qui n’auront pas fait couler tant d’encre.

Au même titre que l’instrumentalisation des enfants dans l’émission «Destination Eurovision», votre éditorial laisse un goût amer à ceux pour qui la création musicale demeure encore un lieu de partage des émotions.

Alain Barthes,
Lausanne

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