Solidarité

La peur de la mort règne chez Nestlé

En mai, trois employés de Nestlé ont été assassinés en Colombie dans le contexte d’un conflit social. Qui est responsable? Pour le syndicat local, l’entreprise ne protège pas suffisamment ses travailleurs.
La peur de la mort règne chez Nestlé
Le CEO de Nespresso, Jean-Marc Duvoisin, et le président colombien, Juan Manuel Santos, prennent un café à Bogota. Nestlé estime que la sécurité de ses employés devrait être assummée par l’Etat colombien. KEYSTONE
Colombie

Les quelque 650 employés syndiqués de la fabrique de Nestlé à Bugalagrande, en Colombie, ne sortent plus guère de chez eux. A tout moment, même sur la route du travail, des motards peuvent surgir et les cribler de balles. C’est ce qui s’est produit à trois reprises le mois dernier. Le 13 mai, Gilberto Espinosa, 52 ans, délégué du syndicat de l’alimentation Sinaltrainal, chargé des activités sportives, rentrait d’une partie amicale

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