Scène

Sacrées Cheerleaders

Au Théâtre de l’Usine, à Genève, «Touch Down» évoque «Le Sacre» de Stravinski par des danseuses-cheerleaders et interroge la sacralisation de la sacrifiée. Essai réussi.
JEREMY BIERER
Danse

En s’interrompant avant le sacrifice de l’Elue pour répondre à un cycle de fertilité ancré dans des croyances patriarcales, Touch Down, création de Maud Blandel donnée deux fois au Théâtre de l’Usine, ­déploie cinq jeunes interprètes. Elles refigurent, en les répétant jusqu’à épuisement et les vidant de leur sens, les mouvements clés de pom-pom girls. Ne revêtent-ils pas alors l’aspect de gestes auto-sacrificiels psalmodiés? Ce faisant, la choralité dansée rejoint

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