Scène

Poésie scandée façon rock sépulcral

GENÈVE • Dernier poème du troisième livre des «Contemplations», «Magnitudo Parvi», scandé par Carlo Brandt à l’Orangerie, embarque les spectateurs dans une promenade crépusculaire.  
MARC VANAPPELGHEM

Voix rauque, burinée, voix «culottée» comme on le dit des théières ou des pipes, Carlo Brandt commence son oraison avec une lenteur qui installe d’emblée le public dans du recueillement essentiel: «Le jour ­mourait; j’étais près des mers, sur la grève. Je tenais par la main ma fille. Quels sont ces deux foyers? Feu de pâtre… Etoile… Deux mondes, mon enfant!» L’infiniment grand, l’infiniment petit sont les thèmes de ce

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